vendredi 20 août 2010

13 août - Temple de Luxor




Avant d'entrer dans le temple de Luxor, on peut admirer une partie du dromos, l'allée de sphinx, qui liait ce temple au temple de Karnac. Les archéologues travaillent à un projet de restauration de cette allée sur les 2km5 qui séparent les deux temples ! Cette allée leur fait considérer le temple de Luxor comme une dépendance du temple de Karnac.


Le dromos mène donc au premier pylône ( = portail) du temple de Luxor. Ce temple est dédié à Amon et était le lieu de fêtes pendant les crues du Nil où le fleuve venait déposer le limon sur les terres. Pendant ces fêtes, le dieu Amon quittait sa petite résidence de Karnac pour venir s'accoupler avec sa femme Mout dans ce lieu, et ainsi tout régénérer. L'accouplement durait 24 jours...
Imaginez maintenant que la porte de la chambre à coucher mesure 24m de haut et 65m de large...


On peut voir deux statues monumentales de Ramses II et une des deux obélisques qui ornent le premier pylône. La deuxième se trouve, je vous le donne en mille, sur la place de la concorde à Paris ! Ce cadeau a été fait par le sultan de l'époque à Champollion qui voulait éveiller l'esprit des Français à l'art !



Nous sommes entrés dans une première cour où, surprise !, on trouve une mosquée sur l'un des murs (à droite sur la photo). Elle gène les archéologues bien sûr, mais il est hors de question d'y toucher...


Ici, la preuve que je n'arrive pas à la cheville des Egyptiens :


Pour passer dans la deuxième cour, il faut passer par cette colonnade de 52m de long.


Et la cour dans laquelle on débouche est entourée de murs de colonnes : il y en a 60 en tout !

Voilà pour le temple de Luxor !
Vous m'excuserez de faire court mais on est en retard d'une semaine sur ce blog ! Nos journées sont très remplies et on a besoin de sommeil pour récupérer et enchaîner les visites !
Bises, Amandine.

mardi 17 août 2010

La vallée du Nil - 13 août


Réveil à 7h30 pour un départ à 8h15 devant l'hôtel dans un minibus rempli de touristes. C'est la première fois que nous nous joignons à un groupe. On doit être une petite quinzaine. Au petit dej, on a fait la connaissance de 4 français qui font le même tour que nous : Camille, Augustin, Alix et Loïc.
Notre guide Aladdin nous explique le parcours en anglais : d'abord les colosses de Memnon, le temple d'Hatchepsout, puis visite de 3 tombes dans la vallée des rois et de 3 tombes dans la vallée des reines. Pendant ce temps, nous avons traversé le Nil : la rive Est, là où est la ville de Louxor et où ont été construits les temples de Louxor et Karnac, c'est la rive des vivants, là où le soleil se lève. La rive Ouest, que nous allons visiter, est la rive des morts avec les tombeaux.
Les colosses de Memnon se dressent maintenant devant nous. Celui de droite n'a pas résisté à un tremblement de terre et ce sont les Romains qui l'ont retapé (mais ils ne savaient pas vraiment comment s'y prendre...) Une des choses qui m'impressionne le plus dans ce voyage, c'est de me dire que les Romains étaient autant bouche bée devant les splendeurs de l'Egypte que nous le sommes aujourd'hui ! Nous sommes des touristes au même titre que les Napoléon, Flaubert, Jules César... Si on pense qu'il y a plus de temps qui s'est écoulé entre le début de la civilisation égyptienne et Jésus Christ qu'entre nous et Jésus Christ, on a le vertige !

On prend quelques photos et on remonte dans le minibus.
Direction le temple d'Hatchepsout. Premier fait étonnant, il se trouve dans la vallée des rois alors que c'était une femme. On nous raconte son histoire : son mari Thoutmosis II avait un fils d'une épouse secondaire, et quand il est mort (jeune après un court règne), elle est montée sur le trône à la place de son beau-fils Thoutmosis III, au début pour assurer la régence parce qu'il était trop jeune, puis au bout de 5 ans, elle a été nommé Pharaon parce qu'elle faisait du bon boulot. Elle a régné pendant 22 ans (en comptant la régence).
Le temple que l'on a visité est son temple funéraire. Il est immense, et il a fallu 18 ans pour le faire construire ! Et il n'a servi que pendant les 70 jours nécessaires à son embaumement !
Voici le temple :
Certaines fresques nous ont fait bien rire comme celle où on découvre que les Egyptiens surfaient ! Regardez bien sur la photo : il en a un qui s'est planté d'équipement et qui a pris sa planche à la place de sa lance !


Ensuite nous sommes allés visiter les tombes des Ramsès I, III, VI, IX dans la vallée des rois, et 3 autres dans la vallée des reines (on a vu une momie de foetus enterré dans la tombe de sa maman, c'était très très morbide). Ici interdiction de prendre des photos. Nous avons acheté des cartes sur place et nous vous les montrerons dès notre retour. La tombe qui nous a le plus plu est celle pour laquelle on a payé un billet supplémentaire : Ramsès VI. Les fresques étaient incroyables, les couleurs tellement bien préservées qu'on aurait dit que le travail avait été fait la veille, et l'histoire qu'elles racontent m'a vraiment plu : La déesse Nout est la voûte céleste : elle est au-dessus de Rê le soleil, qu'elle enfante le matin et mange au crépuscule. Dans une chambre funéraire, elle représente celle qui rend la vie aux morts. Je vous mets une image trouvée sur internet (c'est une représentation sur papyrus) :


Nous avons aussi vu pendant ce voyage en minibus une fabrique d'objets en albâtre et nous sommes rentrés. Au coucher du soleil, nous sommes allés visiter le temple de Louxor. Mais ce sera l'objet d'un autre post !

Amandine.

La Vallée du Nil - 12 août


Depuis Alexandrie, 12 heures de train nous attendent pour rejoindre Louxor (anciennement Thèbes, la principale capitale de l'Egypte Antique). Nous décidons de prendre des billets pour la première classe qui est fort confortable et spacieuse sans être chère !

Amandine boit un café à la cardamome dans la gare d'Alexandrie


C'est donc à Louxor que sont concentrés les plus merveilleux sites antiques : Karnak, le temple de Louxor, le temple d'Hatchepsout, la vallée des rois, des reines et des nobles, et une quirielle d'autres sites tous plus impressionnants les uns que les autres mais qui paraissent mineurs tant les incontournables sont nombreux. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous y attarder.
Amandine n'a pas dormi dans le train et notre dernier vrai repas remonte à plus de 15h quand nous descendons du train vers 7h30.
Nous avons prévu de rester au Princess Hôtel qui se révélera être un choix plutôt judicieux.
Aussitot nos valises posées, nous louons une paire de vélos et partont en direction de Karnak sous 42°.

Là nous attendent une douzaine de bus de tour operator car Karnak, peut-être encore plus que la vallée des rois ou les pyramides de Gizeh, représente le point culminant d'un voyage en Egypte tel qu'on peut l'imaginer.
Voilà ce que nous découvrons en parcourant la longue esplanade qui ouvre la voie :
Soyons clair, nous ne savons pas exactement ce que nous allons trouver sur ce site à ce moment là et les seules informations claires que nous ayons sont les suivantes :
Tout le site est dédié au dieu Amon et à sa famille, seul le pharaon et les 8000 prêtres d'Amon peuvent pénétrer dans ce site. La superficie du site est de 100ha (1km² ou 137 terrains de football) et chaque pharaon a rajouté un temple par-ci, par-là, une obélisque, une salle machin, un truc, donc il y en a pour tous les goûts et de toutes les époques.
Donc nous avançons tranquillement et nous passons le premier pylône, le grand mur que l'on voit sur la photo ci-dessus (il y en a 13, des pylônes).
Des colonnes, des statues monumentales, mais vraiment tout est très bien conservé, le deuxième pylône nous cache encore la suite, nous avançons dans un petit temple sur le coté.
Là, nous commençons à nous dire que les gars qui ont construit ça, c'était pas des rigolos. Pas de ciment, pas de béton, pas de grue, rien de tout ça il y a 4000 ans. Quand on voit l'état de conservation alors que le site a été inondé plusieurs fois, a subit des tremblements de terre, des invasions, a été enseveli sous le sable, ... on reste bouche bée. Petite anecdote au passage, c'est la campagne Egyptienne de Napoléon qui a révélé au monde la beauté de ce site en l'exhumant des sables. Depuis les fouilles et la restauration n'ont jamais cessé.
Nous continuons notre parcours, incrédules, et passons donc le deuxième pylône. Le temps s'arrête et nous restons immobiles devant le spectacle qui s'offre à nous.
134 colonnes massives se dressent devant nos yeux dans une salle qui fait 53m sur 103m. Les plus haute font 23m de haut et 10m de circonférence à la base et nous comprenons à ce moment là que les Egyptiens ont réellement construit la demeure terrestre des dieux. Cet endroit n'est pas fait pour les hommes, mais pour les dieux. C'est la foi qui guidait ces hommes et il ne faut pas voir cette réalisation comme le fruit d'un travail d'esclaves mais comme celui d'un peuple uni guidé par une croyance commune si forte qu'elle a traversé les âges comme aucune autre.



Cette salle est vraiment incroyable et nous pourrions y passer des heures mais le site est vaste et nous devons continuer. Nous enchaînons avec des statues par-ci, par-là,
des sphinx, des temples, la visite n'en finit pas et nous sommes émerveillés à chaque coin de mur.

3 jours plus tôt nous étions en admiration devant 10 m² de hiéroglyphes à Saqqarah. Ici, chaque mur, chaque colonne, chaque obélisque est recouverte de hiéroglyphes et c'est toute la vie du culte d'Amon qui est expliquée en détail comme dans une bande dessinée.


Tout ça n'en finit pas et Amandine, elle, finit par rendre les armes après 4h passées à arpenter les ruines sans rien manger et sans avoir dormi.
Il est donc temps de faire une pause coca frais à l'entrée du site. Je termine la visite en solo en un peu moins d'une heure.

De toutes façons, nous reviendrons le soir pour le son et lumière.
Pour l'instant, nous remontons sur nos vélos et rentrons faire une sieste salvatrice à l'hôtel. Nous nous arrêtons en chemin pour manger un morceau (pas terrible).
Le soir nous revenons sur Karnak pour le son et lumière. Nous avons une heure d'avance car le Ramadan a commencé et pendant le ramadan, l'Egypte revient à GMT+1 au lieu de GMT+2.
Le spectacle commence et c'est tout à fait majestueux.
La majeure partie se déroule sur le lac sacré et nous profitons tranquillement de la fraîcheur (34°).

Nous reviendrons à l'hôtel en caléche express et profiterons d'un repos bien mérité mais relativement court puisque le reveil est fixé à 7h00 car demain une nouvelle journée épique nous attend avec le temple d'Hatchepsout, la vallée des rois, la vallée des reines et le temple de Louxor.

jeudi 12 août 2010

Alexandrie : deuxième jour.


Nous sommes allés au musée national d'Alexandrie. Magnifique mais photos interdites malheureusement. Les salles étaient classées en art "pharaonique", "greco-romain", "copte, islamique, moderne". Il y avait aussi une salle avec des momies et des sarcophages.
A noter : la présence d'un buste d'Akhénaton, ce pharaon dissident qui a rejeté les croyances ( il vénérait Aton à la place d'Amon), changé les critères artistiques, et épousé la belle Néfertiti. On remarque au suffixe (-aton, -amon) que son fils, le célèbre Toutankhamon, a rétabli les croyances et les coutumes antérieures à son père. Mais du coup, tout ce qu'on peut voir de la période Akhénaton est très facilement reconnaissable.

Ensuite, nous sommes allés à la Bibliotheca Alexandrina, qui possède la plus grande salle de lecture du monde qui peut accueillir jusuq'à 2000 chercheurs en même temps !
Nous avons également vu deux musées (un d'archéo, l'autre avec des incunables, des parchemins, des manuscrits très anciens et très rares. Photos interdites.), des expos permanentes, d'autres temporaire... bref, le but de cette bibliothèque était de refaire d'Alexandrie un centre culturel, le pari semble réussi.

Bisous, à plus tard !
Amandine




Alexandrie !



Vue de la terrasse du Cecil, un hôtel 4 étoiles de la ville. On s'y est arrêté pour boire un pot, au moment du coucher de soleil. Alors, oui, on vous entend d'ici avec vos "rhaalala le cliché !", "les couchers de soleil, c'était romantique dans les années 70 !", nous nous en moquons. La vue était magnifique, même au moment des embouteillages. A ce propos, il faudra vous raconter la conduite des Egyptiens. C'est à qui klaxonne le plus, à la vas-y-comme-je-te-pousse, et les piétons traversent les rues au milieu de ce tumulte. Le code n'existe pas. Ou la seule règle est de ne pas le respecter. L'Egypte est le pays au monde où il y a le plus de morts sur la route par rapport au nombre d'habitants. Environ 75 par jour...
Que ce soit au Caire ou à Alexandrie, il ne se passe pas quelques secondes sans que quelqu'un klaxonne. On dirait que l'Egypte nous chante une chanson : 'TUT tut, pouet, HONK HONK, tuuuuuuuut". On a une théorie selon laquelle c'est ça, en fait, les sirènes du port tant chantées par Cloclo !

Amandine

Avant Alexandrie : le son et lumière du Sphinx



La version française signée André Malraux est magnifique, les pyramides apparaissent majestueuses et le sphinx paraît vivant grâce aux effets de lumière et/ou au laser bien réalisés. Alors que je m'attendais à un spectacle kitsch, j'ai été émue par ce spectacle, emportée par l'histoire contée.
Amandine


lundi 9 août 2010

Al-Iskanderia

Nous sommes arrivés à Alexandrie.
Pas de grosse visite pour l'instant, juste du bon temps en terrasse et quelques heures de trains.
Je suis en train d'uploader toutes nos photos (non triées encore) sur Picasa Web Albums. Laissez un message si vous voulez accéder aux albums.
A demain pour une mise à jour plus conséquente =)
Bonne nuit.